Nuit d’encre
Bruno-Michel Abati
Dans une nuit d’encre j’ai trempé ma plume
Pour qu’elle puisse tracer sur les pages grisées
De mon doux sommeil, le souvenir étoilé
D’un visage sorti d’une opaque brume.
Elle a tout d’abord puisé dans le noir intense,
L’énergie des rêves pour que de son trait naissent
Les contours lisses et fins d’une belle allégresse,
Dans laquelle j’ai plongé jusqu’au bord de la transe.
Puis jouant de l’ivresse et de l’obscurité,
Elle a fait apparaître des flashes de lumières
Vives sur de pâles lueurs de pureté.
Animant ainsi ce visage calme et fier,
Le travail achevé, elle est enfin partie,
Laissant un souvenir qui s’ancre dans la nuit.
11 avril 2013
Lyon
(Paroles et Musique Bruno-Michel Abati)
Extrait de l’album « Bruno-Michel Abati«
A tes deux fleuves de soie A ta place qui honore un soleil un roi A tes collines qui comme des seins de femme S’offrent à nos yeux à nos cœurs s’offrent à nos âmes A ta mémoire qui voyage Et se tisse au fil des âges A tes sourires à tes larmes Gravés dans le souffle lent du tempsA tes lumières qui des toits Te dessinent comme une nuit de cinéma A ton brouillard qui se glisse dans le mystère Du silence d’une ville solitaire A tes quartiers qui s’animent De tes marchés et s’enivrent Des mille et une saveurs du monde Que ton ventre tout en couleur féconde Lyon Comme une calme passion Mes mots clament ton nom S’offrent à toi en chanson Lyon, Lyon, Lyon |
A tes gones qui de joie Applaudissent dans ce petit théâtre de bois Le bâton qui d’un Guignol à l’homme de loi Révèle parfois la rebelle qui sommeille en toi A ton vieux parc où s’embrassent Les amoureux que la grâce Ramènera tout au fil des ans Pour faire jouer leurs petits enfant Aux élans froids de tes cœurs Qui s’échauffent lentement comme passent les heures Pour se sceller dans le marbre des amitiés Qu’aucun sabre qu’aucune lame ne peut briser A tes victoires qui nous tirent Des larmes discrètes que les rires Masquent pour ne pas tout dévoiler D’une belle Dame distinguée Lyon Comme une calme passion Mes mots clament ton nom S’offrent à toi en chanson Lyon, Lyon, Lyon (bis) |
La France do Brasil
(Paroles et Musique Bruno-Michel ABATI)
Extrait de l’album « Bruno-Michel Abati«
Refrain Comme une chanson qui danse Et balance en tout sens Dans la France do Brasil, Les mots qui me viennent Sont dans la veine Du sang qui se mêle Et qui donne un enfant Sans nul autre pareil. Comme des sons qui s’élancent Et cadencent l’élégance De la France do Brasil Une lumière de veille Guide les pas D’une nuit sans sommeil Où tout n’est que Mirage et Merveille. |
Couplet I Cloches qui courent sur les Cordes Chantant les amours d’un berimbau, d’un hautbois. Capoeira et gaillarde en émoi, Un mariage tout en habits d’apparat. Défilé d’un carnaval Où java, frevo, rigaudon et samba S’unissent en bouquet final Mettent un feu dans mon cœur Comme une part de bonheur Refrain Couplet II Vole au-dessus d’une ville Où fleurs et senteurs Tombent en pluies de mille couleurs. Tour Eiffel au cœur d’un Rio de Janeiro Corcovado sur le port d’un MarseilleVille qui court sur mes lèvres Pays d’un doux rêve où pour vous se lève Comme une folle ferveur Une forte chaleur Comme une part de bonheur |
A Silent Love
On m’a souvent déjà demandé la partition de « A Silent Love »
Nègre je suis
(Paroles et musique Bruno-Michel Abati)
Nègre je suis, nègre je chante en mon pays. Mon pays bleu d’une enfance vécue ici, Dans cette ville de Nîmes en terre occitane Où, de rire en larmes fragiles, j’ai forgé mon âme. Tu me vois comme un étranger Car la couleur de ma peau, N’est pas celle que tu souhaiterais Voir associée au drapeau. Je suis enfant des îles au tropique Et de cette ville en pleine garrigue. Coule en mes veines ces deux essences Qui font ma différence. Nègre je suis, nègre je chante en mon pays. Mon pays blanc de mes rêves où brûle l’envie D’une liberté qui de ses plus belles lettres Crée l’égalité, la fraternité des êtres Tu voudrais d’une société Où seule ta couleur de peau Pourrait avoir droit de juger De qui a des droits nationaux Moi dans ma société idéale La couleur nous est tous bien égale On vit de par toutes nos essences Un monde de tolérance. |
Nègre je suis, nègre je chante en mon pays. Mon pays rouge du sang mêlé à celui De celle qui par amour m’a ouvert son cœur Loin de toutes considérations de couleur Toi, tu ne vois dans cette union Par les idées que tu mènes Que le fruit d’une trahison Qui vient renforcer ta haine Mais les enfants nés de cet amour Sont ceux d’un monde qui depuis toujours Fait que nous sommes de plusieurs essences C’est notre ressemblance. Nègre je suis! Nègre tu dis! Nègre en son pays! |